E : L'Afrique du Sud

Publié par bruno demoury

Mercredi 2 octobre 1974 : L’AFRIQUE DU SUD ou SOUTH AFRICA
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(Suite de la Namibie)       

  Nous venons de traverser le fleuve  Orange qui en a vraiment la  couleur 

Après avoir grimper les 500m de falaise, nous sommes à nouveau sur un plateau désertique. C'est le Namaqualand.

Après quelques dizaines de kilomètres, il commence à se clair semer de petites fleurs : Ce  sont  des marguerites de toutes les couleurs.

 

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 Plus nous descendons vers le sud, plus il y en a. Leurs couleurs changent, nous prenons beaucoup de photos. C’est magnifique.

Nous avons de la chance, car le vieil Anglais rencontré à Luanda qui est venu plusieurs fois depuis le Kenya pour admirer ce désert en fleurs, ne l’a jamais vu... ça n’arrive en moyenne que tous les dix à quinze ans.

 

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Après le déjeuner, nous ralentissons un peu les photos. Après Springbok les fleurs sont fanées alors nous décidons de faire demi-tour et remontons vers le nord sur 50 Km pour faire à nouveau des photos c’est tellement étonnant ! ! ! Entre les villages marqués sur la carte il n’y a rien que des fleurs, pas une habitation, à peine une ferme de temps à autre.


Mercredi 2 oct 1974 : Afrique du Sud
 

Nous sommes entre Garies et Bitterfontein. A 19 heures, la nuit tombe, nous nous arrêtons dans un « lay by ». Il fait plus frais et plus humide.

Il va falloir éviter de dormir sur le bord de la route car la circulation nous paraît  importante et nous empêche de dormir. Ce sont surtout  les énormes camions américains qui font  vibrer l’air, le sol et secouent la voiture. Et puis c’est interdit.
            Mais dés que la nuit est installée c’est le grand calme du désert…
(Je ne sais pas si aujourd'hui j'oserai?)rsa21


Au loin à nouveau une petite forêt comme en Namibie (Kokerboomwood)
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Jeudi 3 oct 1974 : vers Cap Town
 

Nous nous levons quand le soleil commence à réchauffer la voiture qui dégouline d’humidité et fume à la chaleur matinale. Il y a longtemps que nous n’avions vu cela. Nous prenons notre petit déjeuner au soleil par une température idéale. Une voiture ou un camion commence à passer de temps en temps. On les voit et on les entend arriver de loin car les lignes droites sont à nouveau démentielles.  Cette région est vraiment calme et reposante.

 

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Puis nous reprenons la route à travers ce désert en fleurs. Elles sont de plus en plus hautes sur tiges. Nous dépassons Bitterfontein.

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On dirait des rocailles composées sur des dizaines de km
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Vers 14 h, nous pique-niquons rapidement car nous sommes à nouveau dans une région désertique ou le soleil cogne dur.

Vers 16 h, nous sommes à Clanwilliam. Le paysage change et devient plus verdoyant et plus cultivé. De superbes mimosas et acacias bordent la route. Apparaissent bientôt les premières plantations de citronniers et d’orangers. Nous achetons un sac de 10 kilos d’oranges pour 0,7 Rand soit 4,90F ! !...Puis nous traversons des plantations de pommiers, poiriers pêchers et de grandes cultures de fleurs jaunes qui sentent la crème Nivéa, sans doute un oléagineux quelconque ?

Les odeurs changent, nous retrouvons celles des pays tempérés et les parfums du printemps. Il y a beaucoup de conifères dans la région de Citrusdal. Nous décidons de nous arrêter là ce soir dans un terrain de camping. Michelle trouve que la région ressemble à l’Autriche.

Le soir nous dînons par une température de 20°C. C’est très agréable après toutes ces chaleurs. Nous regardons les cartes car j’aimerais bien aller à Saldanha avant d’aller à Cap Town. Quelqu’un nous a souligné cette ville sur la carte, il doit y avoir quelques curiosités dans ce coin là ? Mais Michelle préfère descendre au Cap directement pour avoir des nouvelles de ses parents... Dommage…
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Vendredi 4 oct 74 : vers Cap Town
 

 Nous descendons du plateau vers l’immense plaine cultivée du Cap. Les fermes sont énormes. Les champs de céréales font des centaines d’hectares comme dans la Beauce et la Brie française. Les bâtiments de ferme sont tous peints en blanc, très « clean ».

 

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Cap Town et la montagne de la table
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           Nous sommes vite au Cap. J’appréhendais la circulation à gauche dans une grande ville inconnue, mais elle est très fluide grâce à la priorité dans les ronds points qui existait  déjà à l’époque  et depuis longtemps.

Le centre de Cap Town  qu’on appelle la « City» est très petit, mais très « chouette » et visiblement très affairiste avec ses grands gratte-ciel à l’Américaine. Nous allons récupérer des cartes routières au centre d’information touristique, changer de l’argent. Puis nous allons chez le Suisse rencontré à Sa Da Bandeira. Nous comptions sur une invitation mais non... Nous filons dans un camping de la banlieue, à Belleville, mais nous sommes entassés et c’est vraiment moche... Il faut dire que depuis notre départ, nous nous sommes habitués aux grands espaces.


Samedi 5 oct 1974 : Cap Town
 

Nous sommes un peu dépités et peut être angoissés par la grande ville ? Nous avons rempli notre premier contrat : rejoindre le Cap. Alors cela vaut bien un bon restaurant, pour 6,71 rands soit moins de 49F : Bouillabaisse, sole meunière arrosée d’un excellent petit vin blanc du Cap, café.

Nous retournons voir notre Suisse. Il nous emmène au point de vue de la ville. La ville est vraiment belle. Avec le recul c’est pour moi la plus belle « City» d’Afrique. Le vent souffle fort et la mer est déchaînée, l’air est clair et pur, le climat a l’air vraiment sain.

Nous décidons d’aller camper à « sweet valey » situé au sud de la ville du Cap à une vingtaine de kilomètres en  allant vers le cap de Bonne Espérance tout près de Muizenberg. La route pour nous rendre à ce camping est bordée de luxueuses villas.

Nous nous installons sous des mimosas en fleurs non loin d’immenses pins. Nous sommes frappés par les fleurs et les arbres immenses des alentours du Cap. Le camping est très calme et malgré les 2 rands par jour (14F), nous allons visiter un peu  la région.

carte de la péninsule du Cap
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Le quartier Malais
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Protéa, fleur emblème de l'Afrique du sud.
(Pour vous donnez une idée de la taille : bras d'un adulte à droite)
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Protée cynaroide
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Depuis la montagne de la Table.
A gauche, la dent du lion.
L'île en mer, est celle où fut emprisonné Nelson Mendela
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Depuis la montagne de la table, en regardant vers le sud donc vers le Cap de Bonne Espérance
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Dimanche 6 octobre 1974 : Le Cap


Lessive, mise en ordre mécanique de la voiture, et cahiers de bord personnel et voiture.
Il ne fait que 18°C, et en milieu d’après midi nous allons marcher pour nous réchauffer. Le printemps est frais... Le soir nous entendons la pluie tomber sur la tente, c’est la première fois depuis notre départ de Libreville. Mais ce n’est pas désagréable du tout.

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Cap Town
 

Lundi 7 oct 1974 : Nous passons la matinée à écrire aux parents pour leur faire partager nos découvertes et nos impressions sur l’Afrique du sud.

L’après-midi, nous faisons des courses. Comme nous trouvons des cartouches bleues de camping gaz partout nous rachetons un petit camping gaz pour remplacer celui qui a explosé à Luanda. Cela nous permettra de cuisiner avec deux feux et d’avoir un peu plus de confort. Nous faisons un colis avion avec les photos et un grand et beau panier en vannerie acheté en Owamboland au nord du Sud Ouest Africain ainsi que des livres et des papiers souvenir.

 

Mardi 8 : Nous décidons d’aller au Cap pour expédier notre colis. Le prix d’expédition est trop cher par avion. Alors nous passons la matinée à refaire un colis bateau solide et un colis avion avec uniquement les pellicules diapositives.

L’après-midi nous allons voir le Français qui travaille chez Land Rover. Il nous donne un lave glace électrique pour remplacer le vieux lave glace manuel HS et un bon de réduction de 25% pour des pièces détachés. Après, nous allons chez Citroën et là : déception ils n’ont même pas le catalogue de la 2CV, et donc aucune pièce... A cette époque aucune 2CV n’était sortie avec conduite à droite et aucune 2CV ne circulait dans les pays anglophone. Cela veut dire que nous ne trouverons aucune pièce de rechange avant la république Centrafricaine. C’est à dire qu’il va falloir traverser toute l’Afrique du sud, la Rhodésie, la Zambie, la Tanzanie , le Kenya, le Soudan et tout l’est de la république Centrafricaine avec les quelques pièces en réserve que nous avons... ! Inch Allah !

 

Mercredi 9 : nous restons au camping. Je monte le lave glace car pour rouler sur la piste je ne pars jamais sans avertisseur à dépression et sans lave glace.

Comme il a l’air de pleuvoir  pas mal dans la région du cap au printemps et que les côtes sont très raides je raccourcis les chaînes à neige de DS que j’ai emmenées, ça pourra servir dans la boue... .

 

Jeudi 10 : Nous faisons nos comptes pour constater que nous pouvons aller sans problème j'usqu’au Kenya si nous continuons à vivre et dépenser de la sorte.

L’après-midi nous commençons à rouler sur la plus longue corniche du monde, « dixit les Sud Africains », en tout cas elle est  vraiment fantastique. Je ne sais si c’est la plus grande mais c’est la plus belle que j’ai vu jusqu'à maintenant, la mieux préserver , la plus propre.

 

La montagne de la table est à plus de 1000m, donc la corniche est impressionnante  et difficile à rendre en photo , car on est obligé d'utiliser des objectifs avec des grands angles ce qui déforme la réalité.

 

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Hout Bay 

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  vers le Cap de bonne espérance

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Vendredi 11 : J’allège la voiture de quelques kilos en supprimant le plateau en aggloméré très lourd de la table de camping acheté en Angola et en le remplaçant par la planche qui sert pour le lit.

Nous visitons « Groot Constancia » l’un des plus beaux et des plus réputé chai d’Afrique du Sud : Tout est très « clean » et vraiment impeccable dans ces vieux bâtiments du 18ème   siècle.

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Dimanche 13 oct 1974 : de Cap Town au Cap de bonne espérance

Nous nous levons sous la pluie mais décidons de maintenir le programme pour la journée, à savoir : se rendre au Cap de Bonne Espérance. C’est sous la pluie que nous arrivons au « Cap Point » et c’est avec les cirés que nous montons jusqu’au rocher qui se dégage pour nous laisser prendre des photos.


Le Cap de bonne espérance, sur la mer entre la Cap et le voilier, d'énormes algues dans lesquelles un voilier ne doit pas être à l'aise...?
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Nous pique-niquons dans la voiture car il fait froid. Puis nous rentrons en faisant toutes les routes qui mènent à toutes les criques qui sont plus belles les unes que les autres, sauf bien sûr celles marquées « non whites », où nous n’avons pas le droit d’aller.

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 Nous marchons sur les plages et allons voir les épaves de bateaux rejetés par la mer qui est réputée dangereuse autour de cette péninsule.
Les énormes algues et les épaves...
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Nous rentrons au camping par le coté Est qui est beaucoup moins grandiose.


un babouin contemplatif
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Lundi 14 oct 1974 : le Cap
 

Après avoir changé un bon paquet de dollars, nous achetons  un bon stock de pellicules diapositives, et nous allons déjeuner dans notre premier fast food : un wimpy, à l’époque il n’y en avait pas en France.

Après nous visitons les vieux monuments de la ville : vieilles maisons, musées etc.

 

Un musée

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  Le Cap :double bus

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Après, nous  rentrons au camping par la corniche sous des cieux qui nous font prendre des photos magnifiques des à pic du bord de mer, des pins gigantesques, des fleurs, des protéas et des lys...

 

 

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Comme les manguiers cet arbre est en même temps en fleurs et à fruits

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Mardi 15 oct 1974 :
 

Nous visitons encore la « City» : l’intérieur du château est somptueux avec ses parquets de « yelow wood » et son mobilier simple et trapu d’Afrique du sud.

 

 

Remarquez la longueur et la largeur des lames de parquet !!

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Nous traînons toute la journée. Nous découvrons le quartier malais avec ses usines de pierres semi-précieuses.

Nos rentrons au camping, payons, car demain nous levons l’ancre pour d’autres horizons. Nous vendons le plateau de la table 2 rands... 14F

 

Mercredi 16 : au Cap nous visitons encore un vieux moulin, l’université le « Rhodes Memorial » et le « National botanical garden ». Ce n’est qu’à 16 heures passées que nous prenons la route de Paarl.

A Paarl, nous sommes étonnés de lire sur l’hôtel de ville la devise en français :  « Bouter en avant ».

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Nous prenons les petites routes pour nous rendre à Wellington. Nous admirons les belles fermes et exploitations viticoles avec des vignes immenses. Nous aurons dans cette région des couchers de soleil fabuleux.

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Vers 19 heures nous nous engageons vers le col de Bains’kloof, la nuit tombe et nous trouvons un «lay by » qui tombe à pic.

A peine sommes-nous couchés qu’il se met à pleuvoir avec un vent violent.

 


Jeudi 17 oct 1974 :
 

Il n’a pas cessé de pleuvoir depuis hier soir. Nous attendons un peu pour nous lever mais en vain... Nous prenons le petit déjeuner dans la voiture et faisons la vaisselle avec le ciré. Il fait froid et le vent souffle toujours. Les joues d’ailes sont enlevées et le moteur est complètement inondé. Il ne va sûrement pas démarrer ?

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Effectivement impossible de démarrer. Heureusement nous sommes à mi-pente du col  et nous poussons la voiture dans la descente, mais il faudra plusieurs kilomètres avant que le moteur commence à tousser... Après un demi-tour nous montons au col où nous arrivons sous la pluie et dans le brouillard, tant pis pour la vue... Nous descendons sur Ceres. Quel vent, mais il nous pousse.

Les petites villes sont très propres et les vieilles maisons blanches font riches et cossus.

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Nous reprenons la route du col de «Mitchell-pass» toujours sous la pluie et partons sur Worcester où nous visitons la vieille demeure de Beaufort  transformée en musée.

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Puis nous allons au Karoo garden. Il est très défleuri mais nous prenons quand même une photo car dans le fond sur les sommets des montagnes nous apercevons quelques congères de neige.(à droite)

 

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Nous roulons maintenant vers Robertson, Montagu, Swellendam. Nous sommes dans le petit Karoo et nous prenons des superbes photos de cette très belle région. C’est une vallée riche bordée de montagnes dénudées. Les giboulées de printemps nous donnent des cieux encore une fois impressionnants. Les fermes sont coquettes, propres et bien fleuries.

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A 19 heures, nous nous installons dans un camping plein de rocailles magnifiquement fleuries. Il ne pleut plus, mais il fait plutôt «frisquet».

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En déballant nos duvets qui étaient sur le toit nous nous apercevons qu’ils sont trempés, il faudra donc se contenter de la couverture. Les coutures du sac en ciré qui contient nos duvets ne sont pas étanches. Encore un détail auquel nous n’avions pas pensé.

 


Vendredi 18 oct 1974 : région du Cap

 Le camping est tellement mignon et calme que nous décidons de rester une journée. Il fait beau et Michelle fait une lessive. Pendant ce temps, je fais l’entretien de la voiture : changement des caoutchoucs de cardans, qui pourtant étaient neufs au départ de Lbreville et n’ont que 3 mois, inspection des vis pour remplacer toutes celles perdues  un peu partout, comme sur les carters en tôle des  cylindres ou la  tôle de protection. Je m’aperçois qu’il y a une fuite d’huile à la pompe à huile : à suivre...

A 16 heures, nous allons faire un tour à pieds dans la campagne environnante

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et revenons nous faire un plantureux repas avec des steaks sud africain de 250gr.

 

Samedi 19 : après la visite du musée, nous nous rendons au Bontebok park. C’est une petite réserve où les Sud Africains essayent de protéger le Bontebok, une très belle gazelle pratiquement disparue. Nous avons appris depuis que lorsqu’on isolait une espèce sauvage dans une réserve assez restreinte pour la protéger, cet animal à tendance à dégénérer. Mais depuis ils l’ont réintroduit dans d’autres réserves. Il y a aussi des élans du Cap qui sont les plus grandes antilopes.

C’est le printemps et nous assistons à des combats de Bonteboks mâles qui sont vraiment violents. Nous admirons la danse amoureuse de deux autruches puis l’accouplement. Nous photographions un magnifique aigle serpentaire au nid.

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Nous nous rendons au Cape Agulhas  ou Cap des Aiguilles, le point le plus au sud de l’Afrique. Il porte bien son nom, les rochers ont vraiment la forme d’aiguilles inclinées et plantées  dans la mer. La piste est dure. Il y a des cailloux pointus plantés dans la latérite et je pince une chambre à air et nous crevons.

 

Notre dernier coucher de soleil sur la mer, car après nous remontons sur la cote est

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Nous remontons sur Caledon dans une région très vallonnée et très cultivée par des «coloured». Nous essayons de dormir dans une belle ferme car la nuit tombe. Nous sentons que l’Africain a peur et que s’il en a envie comme nous, il sait comme nous que si nous nous faisons prendre par la police, il aura des ennuis et nous serons reconduits à la frontière. Alors il ne vaut mieux pas créer de problèmes à ce fermier et nous n’avons pas envie de déguerpir d’Afrique du sud. Il n’y a pas de « lay by ». Nous tombons en panne d’essence quelques km avant d’arriver au camping de Caledon. Mais c’est le week end et nous avons nos réserves... le camping n’est pas cher mais pour une fois pas très propre.


Dimanche 20 oct 1974 :
           Sous une pluie bâtante, nous quittons Caledon  pour Hermanus. Ce petit port aux allures très écossaises, est transformé en musée. La mer est d’un gris à faire peur.

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Le musée d'Hermanus : chaque barque a son tableau d'honneur avec le nombre de personnes sauvées !

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Puis nous remontons sur Franschhoek.

Arrivée sur Franchhoek, c'est le prinptemps, le temps est très changeant...

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Nous traversons une région de vergers. Nous nous arrêtons pour acheter des pommes, mais elles ne sont vendues qu'en carton de 18 kg pour seulement 10F.

Alors nous achetons  500gr de fraises pour 3 F et 10kg d’oranges pour 5F.

A Franschhoek, nous visitons le musée Huguenot et le cimetière où presque toutes les pierres tombales ont des noms bien français. Nous sommes dans la région des Huguenots et je regrette un peu aujourd’hui que nous ne nous soyons pas attardés dans cette région et ayons essayé de trouver d’anciens Huguenots avec qui échanger et qui parlent peut être  un français différent.

 

 

Le plus grand musée huguenot : Intérieur magnifique, mais interdit de photos...

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A Stellenbosch, nous demandons le chemin du Camping à un jeune étudiant. Il n’y en a pas.

Il nous invite chez sa « girl friend » pour boire un verre et discuter du pays et de la France. Nous arrivons dans une assemblée de 5 étudiants entrain d’écouter de la musique. Ils sont très contents de pouvoir nous dire qu’ils sont contre l’apartheid, qu’il faut le dire en France, que ça va changer, que la majorité des étudiants dans la région du Cap sont comme eux. Nous sentons qu’ils sont vraiment sincères et qu’ils en ont assez de ce "développement séparé des races". A l'époque, il y avait en France des campagnes anti apartheid placardées où l'on voyait une tête d'enfant noir sur un presse orange ... C'est pour cette raison que nous étions bien accueuillis chez les étudiants et très mal reçus par les vieux africanders.

Nous sommes invités chez un des garçons dont les parents sont Belges Flamants installés en RSA depuis 23 ans. Ils sont contents de nous accueillir pour parler le français et nous parler de l’Afrique du Sud dont ils sont très fiers comme presque tous les blancs immigrés de ce pays. 

Nous échangeons beaucoup de points de vue sur l’Afrique entière. Les «vrais» Sud Africains où Afrikaners, ceux qui sont là depuis le début, (lequel ?), ceux la, nous n’aurons aucun contact, surtout en temps que Français.

Une après-midi  intéressante et une soirée chaleureuse qui permettent vraiment de se forger des opinions sur un pays visité. Mais ces opinions sont quand même faites avec des idées d’immigrés blancs accueillants, chaleureux et  étudiants certainement judéo chrétiens. Nous sommes bien obligés de reconnaître que l’Afrique du sud est de loin le pays le plus développé .Quelques noirs ont un  niveau de vie élevée, mais à quel prix ! ! ! Mais  la grande majorité des noirs vivent dans des ghettos cachés à l’écart des grandes villes et sous les vents dominants ou dans les Bantoustans, ces régions réservés aux « natifs ».

 

Lundi 21 : Christine et son ami nous emmènent  pour voir la ville. Nous découvrons de très belles maisons et de gigantesques plantations de pin.

 

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Couloir de la maison ci-dessus

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Nous prenons la route de Strand et montons à Sir Lowry’s pass. Puis nous rentrons au Cap. Là nous allons boire un pot chez les gens qui ont fondé un club Citroën. Puis nous allons chez le Français de Land Rover et nous discutons sur l’Afrique pendant de longues heures. Discussions fortes intéressantes. Puis nous rentrons  à Sweet valley.

  A l'époque, La population d'Afrique du Sud est de 22 100 000 habitants. Ils sont répartis comme suit: 3.750.000 blancs, 16 millions de Bantous, 2 millions de métis et 650.000 asiatiques. La superficie est de 1 221 037 km² soit deux fois et demi la France. L’Afrique du Sud produit 80% de l’or du monde, et la majorité de ses diamants. D'autres produits d'exportation importants sont l'uranium, la laine, le maïs, les fruits, le sucre, le vin et le poisson.

 

 

Mardi 22 :

Nous partons pour la « city ». 

Le restaurant de fruits de mer que l'on nous a indiqué est fermé..., alors ce sera : plage, il fait très bon et même chaud. Nous rédigeons nos cahiers de bord.

Après la plage, nous allons voir le sud africain que nous avions rencontré à Uis-Mine. Celui qui nous avait donné de l'essence d'avion.

Il nous invite à dîner et nous offre une chambre pour rester chez lui au temps de temps que nous le souhaitons. Si nous avions su, nous serions venus plus tôt. Mais notre tente nous attend à Sweet valley, alors nous rentrons. Dommage...

 

Le marché aux puces de Cap Town

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: Mercredi 23 : Avant de quitter le Cap, nous allons encore chez Citroën pour voir Peter, il ne peut nous donner de pièces avant 18 heures. Cela  nous obligerai à rester une nuit de plus, nous décidons de partir. Il nous montre sa DS raccourcie avec laquelle il fait du rallye cross. Quel travail ! Il faut que ce soit un "crazy" de 2CV cross pour se reconstruire une telle voiture !

Puis nous filons d'une seule traite pour Caledon

 

Dans les villes des environs du Cap, une multitude d'églises de confessions différentes, protestants, baptistes, anglicans etc.. amenées par les huguenots, les anglais et les hollandais.

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Presbytère transformé en musée

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 Jeudi 24 :  Vers Montagu. Nous traversons un paysage de cultures très riches et très étendues. Il fait une température relativement agréable comme depuis deux ou trois jours. Le vent du sud-est nous pousse. Jusqu'à  Ladismith, le paysage est le même.

Après, les cultures disparaissent très vite, car nous entrons dans le petit Karroo. C'est un paysage qui s’apparente au Namaqualand, il reste quelques fleurs rouges.

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      Avant d'arrivée à Calitzdorp, nous trouvons un camping-site, camping sauvage en bord de route. Nous décidons d'y passer la nuit. Nous avons fait 300km ça suffit pour aujourd'hui. Nous trouvons là une belle dalle en ciment.  Quelques minutes plus tard, nous trouvons une meilleure place. Nous décidons de nous déplacer, et je m'aperçois que j’ai perdu de l'huile en quelques minutes. Il va falloir réparer cette pompe à huile.

 

  Vendredi 25 oct 1974 : vers Mossel bay

 

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       J'ai sorti 3 fois le moteur de la voiture pour rien.  La fuite d'huile est toujours là.  La patte à joint acheté au Cap ne tient pas. Les couvercles de ces pompes à huile n’avaient pas de joint torique et se montait au plastex, si seulement j'en avais. Je décide d’aller en stop à Calisdorp pour aller chercher un joint en papier.  Le stop ne marche absolument pas du tout. Je fais les 10 kilomètres à pieds.

 

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Samedi 26 : Nous  visitons une ferme d'élevage d'autruches.

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après la visite : une petite course d'autruches

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Un thé avec des petits gâteaux avant et après  la visite sont les biens venus. Nous goûtons de l'Autriche séchée. Ce n'est pas terrible...

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Puis nous allons à Mossel bay sous une pluie battante. Après un petit arrêt en haut de la ville où nous piqueniquons,  le temps se dégage pour nous laisser prendre une photo et admirer le paysage.

 

 

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            Nous allons à Georges et nous nous arrêtons à Victoria Bay où nous devions aller car c'est soi-disant magnifique, mais nous sommes un peu déçus. Le soir nous nous arrêtons dans un caravaning privé. C’est très bien et nous avons droit à des sanitaires particuliers.

       Les Sud Africains se déplacent toujours avec un livre de voyage où ils notent leurs impressions et leurs rencontres. Ils sont très fiers de  nous le faire remplir quand ils voient d'où nous venons...

Le lendemain matin nous devions avoir une douche chaude mais il n'en est plus question... Notre «car» doit faire trop pauvre...

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Dimanche 27 oct 1974 : vers Humansdorp et Port Elizabeth

 

 

 

Nous essayons de prendre la petite route par Woodville mais la voiture ne veut pas monter, une côte est trop raide. Alors nous reprenons la "garden road"  (c'est la route qui longe la côte de Mossel bay à port Elizabeth)

 

 

La "garden road"

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Une très belle arrivée sur Knysna. Nous déjeunons au bord de la  lagune.

 

            Nous nous dirigions vers Kinsvalley pour trouver les arbres millénaires. Nous roulons sur des petites pistes mais nous grimpons encore de grands cols. Nous allons voir la très belle chute de Braken hill falls.

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Nous avançons sur la «garden road». Mais nous sommes un peu déçus.  Nous sortons encore de la route principale pour aller visiter une station balnéaire Plettenberg. Cette garden road nous paraît être une suite de campings. Le plus beau reste les très belles plantations de pins et de yellow wood et d'eucaliptus. Nous faisons encore un détour par Nature valley. Nous nous arrêtons à Stromriver  dans la « forêt réserve » de Tsitsikama.

 

 

A chaque entrée de parc, un livre d'or où l'on écrit ses impressions

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            Lundi 28 :  La mer est splendide. Nous reprenons la route. Nous sommes  toujours aussi contents de découvrir ces magnifiques paysages.

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   Nous voulons entrer à quelques  kilomètres de là, pour voir un arbre de 2000 ans soit disant ? Mais sur les papiers que nous trouvons à l'entrée il n'y a que des arbres de cinq cents ans,         

Puis nous filons sur Humansdorp. Nous décidons d'aller déjeuner au Cap saint Francis, endroit idéal pour le surf. Nous ne voyons pas de surf car le temps est mauvais. Toutes les maisons de cette magnifique station balnéaire sont couvertes avec des toits de chaume. La piste jusqu'à  Humansdorp est vraiment mauvaise. Après nous filons sur Port Elisabeth.

Nous avons finalement encore un beau coucher de soleil sur la mer, cette fois c'est vraiment le dernier car après nous serons sur la côte est, mais nous aurons les levers de soleil et de lune sur la mer qui sont aussi beaux !
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Mardi 29 oct 1974 : Port Elizabeth

 

Nous  décidons d'aller  au musée. Il est gratuit et très intéressant. Il y a beaucoup à découvrir.

            Puis nous allons en ville. Nous la trouvons  sale et très noire, sans doute à cause des trains qui circulent encore au charbon et du chauffage au charbon. Le centre est très anglais, nous visitons le fort construit par  messieurs les Anglais en 1799.

     Après les régions habitées par les Huguenots, nous visitons celles habitées par les Anglais. Le fort n'est pas très intéressant

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Port Elizabeth

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Nous prenons la route vers Cradock situé dans le grand Karroo . C'est le même paysage que dans les environs de Calisdorp. 
        Il y a dans cette région, une petite réserve pour les zèbres des montagnes et nous voulons la visiter.     
      Comme il est tard, nous décidons pour gagner une quarantaine de kilomètres d'aller coucher à Somerset East ou nous avons une adresse. Nous commencerons demain par la vallée de la désolation. À notre arrivée à Somerset East nous nous renseignons sur l'adresse. Mais c'est une ferme qui se trouve à 50 miles soit 80 km la ville. Nous reculons devant  ces quatre-vingt kilomètres de piste à faire à la tombée de la nuit et il a beaucoup plu. Aujourd'hui je regrette un peu de n'y être pas aller pour rencontrer et discuter avec ces sud-africains. Mais une piste ou un chemin à repérer la nuit au bord d’une autre piste est presque impossible à trouver.

Nous demandons pour dormir près d'une ferme indigène , mais le fermier nous fait sentir très poliment qu'il ne veut pas. Nous le comprenons car nous savons que nous sommes suivis très discrètement par la police comme nous l’ont dit Jerry et Christine ainsi que les Belges. Une nouvelle tentative dans une autre ferme est sans succès et nous nous arrêtons à 10 kilomètres de Alsthom dans un Lay-by. 

 Toutes les routes et pistes sont limitées à 80 km par heure. Les automobilistes respectent les limitations, les camions roulants à la vitesse limite, nous n'avons jamais besoin de doubler qui que ce soit.

 

 

Mercredi 30 oct 1974 : Valley of Desolation

 

Après une très bonne nuit, nous nous levons de bonne heure. Et à 9h30 nous partons en direction de Graaf Reinet et la vallée de la désolation.

 

Nous sommes maintenant à droite de la carte

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Le temps est couvert. Mais quand nous arrivons à Graaf Reinet, il fait beau et nous prenons aussitôt la piste pour nous rendre au point de vue. Mais nous n'allons pas très loin. En effet les pentes sont très raides et la voiture refuse de monter. Malgré un essai en marche arrière, les roues patinent, nous renonçons car la piste est vraiment mauvaise. Alors nous partons à pieds et ne regrettons pas les 5 kilomètres pour arriver au sommet. Nous avons une vue exceptionnelle sur ce paysage aride. Contrairement aux sud-africains, nous aimons beaucoup ce coin très sauvage.

Nous  pestons un peu, car deux filles montent avec une vieille voiture pourrie  et se moquent de  nous qui  marchons à pieds et suons... D'ailleurs c’est Michelle qui est le plus en colère car je suis content de marcher un peu et de prendre l'air. Quant nous arriverons en haut je m'aperçois que je n'ai plus de photos dans mon appareil et pour le coup c’est moi qui suis de mauvaise humeur.

 

 

Valley of Desolation

 

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Nous avons également une très belle vue sur  Graaff Reinet, rues à 90° et oasis de verdure au milieu de ce désert.

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 Graaff Reinet

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            Nous redescendons à Graaff Reinet et après quelques courses nous repartons en direction de Cradock et de Mountain Zebra Park.
Le plus petit des zèbres, mais ils pleut et ils ont très sauvages

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             Sur le bord des routes les Africains qui marchent s’arrêtent et les enfants sont souriants et nous font de grands bonjours, comme en Angola. Ce qui n’était pas le cas dans les pays de forêt comme le Gabon ou le Congo.

 

 

vers East London : 

 

Vendredi 1 novembre 1974

De Mountain Zebra Park nous filons sur Cradock, Adelaide, Alice, King William Town

 

 

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Tous les trains sont à vapeur et les locomotives sont très bien entrenues. Attention pas de barrière : stop obligatoire !

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Puis nous nous dirigeons vers  East London.

A notre arrivée, nous allons voir la bourse lainière .

 Après, nous visitons un très beau musée dans lequel il y a beaucoup d’oiseaux, de gazelles, de papillons, d’insectes, de poissons, de coquillages, de cailloux. Nous découvrons également tous les habits et costumes, ustensiles, et divers objets de la vie des peuples du Transkei. Et pour finir de l’époque Victorienne, qu’ils ont l’air d’apprécier et de regretter. Il y a beaucoup de photos de la fin et du début du siècle faites avec des appareils à plaques : ces photos sont vraiment très  belles et d’une très grande qualité. Nous avons passé près de deux heures dans ce musée. On découvre que cette ville est très active et depuis fort longtemps.

Nous prenons la route d’Umtata,  et rentrons dans le Transkei : une région réservé aux noirs et où nous ne pouvons dormir.


Quand nous arrivons à Umtata, la nuit tombe. Nous cherchons le camping. J’arrête  un blanc qui transporte dans sa voiture une bonne soeur. C'est  le missionnaire de la ville. Il est très sympa et très dans le vent. C’est un allemand qui vit ici depuis quatre ans. Il nous invite et nous passe des photos jusqu’à une heure du matin. Ce sont des photos sur les coutumes,  la  circoncision, les danses et bien sûr : les animaux à Kruger Park. Tout cela est bien intéressant et de très bonne qualité.

 

 

vers Port St John

 

Samedi 2 novembre 1974 :

Lever de bonne heure car à 7 heures 30 on ne tient plus dans la voiture, il fait trop chaud. Malgré la fatigue nous nous levons. Nous quittons la mission.

Avant de quitter cette ville nous prenons des photos sur le marché où des mamas vendent de la médecine locale sous forme de petits tas d’herbes, de bout de bois, etc.

 

 

Le marché :  médecine localeumtata02

 

sur le marché

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Nous discutons avec un Africain qui fait du stop, et nous dirigions vers Port saint John. Le paysage est très vallonné. Ces petits villages que nous découvrons au fil des virages et des cols sont très verdoyants. Les maisons sont rondes et à toit de chaume. Cette région est de loin la plus peuplée depuis Libreville. (A part les grandes villes)

 

 

Transkei

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Sur la piste de Umtata à Port St John  les enfants vendent des vanneries pour deux fois rien. Hélas nous n'avons pas de place. Cette route est fort belle à tous points de vues. Nous avons le vent dans le dos alors qu'hier nous l'avions dans le nez : les vents sont très changeants dans ce pays... Beaucoup d'hommes se déplacent à cheval. Les femmes sont en costume traditionnel. Certaines ont les seins nus. Trois garçons sont entièrement nus et se sont passés du blanc sur tout le corps pour faire croire  à une circoncision mais ils  n'ont  pas l'âge, et dés que nous ralentissons pour regarder, ils commencent à demander de l'argent et à courir après la voiture, nous avons compris... C'est un piège à touristes.

            Cette région du Transkei est un Bantoustan, c'est-à-dire une région où les noirs sont chez eux. Elle devrait devenir indépendante dans quelques années... Mais ... Cela me rappelle qu'hier soir, nous avons vus des photos sur les villages où la police blanche  ramène dans ces bantoustans les noirs qui n'ont plus de permis de travail... Tout cela est bien triste.

Nous dépassons des plantations de bananiers, il y a aussi des flamboyants et les arbres à fleurs violettes, les Jacarandas ou palissandre, que nous avons déjà vus en Angola et au Sud-ouest africain sur les plateaux. Nous arrivons à Port St John  et nous nous installons au camping.
          Nous ne pouvons pas coucher avant Port Edouard dans le Natal à 250 km d'ici, car nous devons traverser un autre bantoustan alors que nous sommes dans une zone blanche : alors stop... je n’ai pas envi de rouler la nuit. Demain, s’il fait beau nous resterons peut-être une journée. Le bord de mer a l'air plutôt sympathique. En France la grève des PTT continue d'après radio France internationale. Non je ne suis pas pressé d'arriver à Durban car nous ne trouverons pas de lettres  et Michelle sera de mauvaise humeur. Et puis nous avons beaucoup roulé depuis le Cap : 2500 km. Alors il faut se reposer un peu.

 

La suite c'est :