P : le Maroc

Publié par Bruno Henri

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Page malencontreusement effacée au changement de plateforme over blog...

je recommence à mettre des photos... le texte viendra plus tard....

Juin 1975

P : le Maroc
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 Lundi 9 : la journée commence mal, la banque ne veut pas de nos travellers. Nous allons au consulat qui se trouve dans cette ville et visiblement le consul n'y entend rien et fait semblant de ne rien comprendre, nous perdons plus d'une heure. Je change les derniers dinars algériens très mal puis nous faisons quelques courses et allons au souk.. Nous achetons une belle couverture.

Nous prenons la route à 12 heures 15. Nous nous dirigions vers Fès et pendant le pique-nique de midi je fais une vidange. Je mets autant de bardall que d’huile en espérant que le vilebrequin va tenir jusqu'en France ? … 

 Après nous roulons pied au plancher jusqu'à Fès car le vent est très fort et nous ne pouvons dépasser les soixante. Nous sommes à nouveau dans un semi-désert. Le temps est brumeux, nous ne pouvons malheureusement pas admirer les montagnes du moyen atlas dont les sommets sont dans les nuages.

De Taza à Fès, il y a beaucoup de cultures mais peu de vignes. Les enfants sont beaux et ont l'air en bonne santé. Mais ils sont très grossiers avec les touristes. Les hommes fauchent les escourgeons à la serpe. La Maroc est peuplé de 15 230 000 habitants répartis sur 445 050 km². Il produit 1 250 000 d’hectolitres de vin, 896 000 tonnes d’agrumes. son cheptel est de 16 410 000 ovins.

 À 19 heures nous sommes à Fès où nous nous installons au camping puis nous redescendons pour souper d'un merveilleux tagine. Ce soir il fait très frais.

 

 Mardi 10 : nous traînons au lit sans problème jusqu'à 9h30. La fatigue est toujours là. De plus le temps est couvert et il fait frais. Quelques courses, les cahiers de bord en entendant d’aller visiter la Médina.

A 13 h, nous sommes en Médina et admirons de beaux tapis qui nous font envie, mais nous sommes fauchés. Nous avons la chance de visiter aussi la tannerie et  le traitement des peaux ainsi que la teinture et toutes ces odeurs très fortes. Nous admirons aussi les plateaux et objets en cuivre et argent que les très jeunes enfants martèlent à longueur de journée. Nous marchons pendant près de trois heures et faisons quelques petits achats de souvenirs.

Bien que nous baissions les prix de moitié en discutant, tout nous semble rester cher.

 

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 Mardi 10 : nous traînons au lit sans problème jusqu'à 9h30. La fatigue est toujours là. De plus le temps est couvert et il fait frais. Quelques courses, les cahiers de bord en entendant d’aller visiter la Médina.

A 13 h, nous sommes en Médina et admirons de beaux tapis qui nous font envie, mais nous sommes fauchés. Nous avons la chance de visiter aussi la tannerie et  le traitement des peaux ainsi que la teinture et toutes ces odeurs très fortes et nous faisons de très belles photos. Nous admirons aussi les plateaux et objets en cuivre et argent que les très jeunes enfants martèlent à longueur de journée. Nous marchons pendant près de trois heures et faisons quelques petits achats de souvenirs.

Bien que nous baissions les prix de moitié en discutant, tout nous semble rester cher.

 

Mercredi 11 : nous partons tranquillement vers Fès que nous ne visitons pas puisque nous repasserons en revenant du sud. Nous filons sur Rabat, car nous n’avons plus d’argent et il nous faut arriver vite chez les amis de Michelle pour en récupérer.

Nous traversons d'immenses champs de céréales et de betteraves à sucre dans des paysages beaucoup plus européens.

A 15 heures, nous sommes à Rabat que nous visitons au pas de course. Nous visitons les jardins, la grande tour,  les colonnes etc... Nous passons devant le palais royal avant de filer vers Casablanca chez les Dubuet où nous sommes accueillis royalement.

Le soir nous allons dîner dans un excellent restaurant vietnamien.

 

Jeudi 12 : la journée passe à faire des petits tours en ville avec Madame Dubuet. Nous avons étalé par terre les trois cartes Michelin de l'Afrique et leur montrons le chemin que nous avons parcouru, et nous sommes nous même impressionnés.

Le soir, nous nous couchons de bonne heure un peu fatigués par toute la bonne nourriture que nous absorbons.

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Dimanche 15 : l’après-midi, Monsieur Dubuet nous emmène dans sa DS à Azemmour, une ville portugaise.

Puis nous allons  admirer la très belle citerne à eau à voûtes en ogive à l'intérieur du fort d’El-Jadida.

Le soir sur le retour le compteur marque plus de 150km/h.. Nous nous arrêtons encore  pour voir des courses de chevaux.

Azemmour

Azemmour

La belle citerne du château

La belle citerne du château

   Lundi 16 : il faut quant même songer à reprendre la route et alors que je suis en train de montrer à Madame Dubuet notre installation, je ne peux démarrer la voiture qui est resté pendant trois jours dans leur garage. La batterie qui était pourtant une batterie de 55 A, est complètement vide. Il faut dire que 55.000 km de piste ont dû sérieusement ébranler les éléments en plomb qui doivent commencer à tomber dans le fond de la batterie. Comme le garage est en sous-sol, il me faut plus d'une demi-heure pour démarrer à la manivelle. À force de traîner, nous prenons quand même le repas avec madame Dubuet. Monsieur est à Marrakech.

Vers 14 heures nous prenons la route de Marrakech, nous traversons beaucoup de cultures pendant près de 100 km. Puis d'un seul coup, quelques plantations d’arbres, puis c'est terminé, nous entrons à nouveau dans le désert.

 

 

Mardi 17 : hier soir dans la soirée, nous nous sommes inquiétés du peu de monde qu'il y avait au camping. Nous nous informons un peu et  apprenons qu'il y a un second camping. Celui-ci semble assez mal gardé et effectivement un belge vient de se faire voler 5.000 francs. Nous allons au souk  et achetons deux peaux de mouton. Je discute,  Je discute beaucoup les prix, mais les Marocains n’aiment pas trop ma façon de discuter qui est celle que j'employais avec les Africains noirs. Je me fais un peu secouée et même agripper, alors j’abandonne.

Nous allons au camping et alors que nous discutons avec un voyageur en 2CV, qui a des problèmes avec son embiellage, nous rencontrons un type sympa en méhari qui a fait deux fois Tan Tan plage Tarfaya. Il dit qu'il n'y a pas problème seulement 30 km de dunes. C'est une route que j'aimerais bien faire. Dernièrement j'ai regardé le carte d'Afrique, toute cette partie du sud marocain vers la Mauritanie est maintenant goudronnée et peut-être un jour ? .... Puis nous retournons en ville pour visiter le palais Daïa et le musée.

Nous nous faisons avoir en achetant un porte- coran et des poids en  bronze mais ma foi, nous ne pouvons pas gagner à tous les coups. Une place que nous traversons est pleine de charmants charmeurs de serpents et de compteurs : vraiment typique. Nous passons une bonne nuit fraîche.

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 Mercredi 18 : nous sommes réveillés de bonne heure car j'ai mal calculé mon orientation. Nous sympathisons avec des français sympa et discutons avec eux jusqu'à 11 heures.

Puis nous partons par la belle route de montagne qui suit la vallée au bord d’oueds vers Ouarzazate. Nous traversons le haut Atlas alors que des vendeurs de pierres essayent de nous arrêter. Nous changeons un bidon vide en plastique contre des pierres et descendons bien les prix. Quelques kilomètres plus loin, nous arrêtons pour prendre des photos et des gamins viennent nous proposer des pierres encore plus belles pour deux fois rien. Nous baissons encore et voyons que nous nous sommes fait bien avoir une fois de plus.

À 17h30, nous arrivons juste à la bonne heure pour prendre le vieux tsar au coucher du soleil. Il fait à nouveau très chaud car nous sommes dans le désert.

Un français très sympa, nous accueille et nous emmène au camping où nous tombons sur un anglais des plus charmant qui voyage avec une fourgonnette 3CV comme la nôtre. Il s'efforce de parler français alors que nous nous efforçons de parler anglais. Il voulait démonter toute sa suspension pour mettre de l’huile et graisser ses pots qui « couinent »...

 Il voulait nous inviter à boire un coup, mais sa copine est malade et nous nous couchons de bonne heure pour une fois. Nous dormons mal car nous sommes ennuyés par des puces et des mouts mouts sortes de petites mouches attirées par les peaux de moutons que nous avons acheté aujourd’hui.

 

 Jeudi 19 : depuis Alger je n'arrive plus à me réveiller le matin et nous faisons encore une grasse matinée.

Nous visitons le tsar très intéressant. Il y a également une boutique de souvenirs, on voit que le Maroc est touristique. Puis nous prenons la route à travers le désert et la route des milles châteaux. Nous passons beaucoup de villages avec de vieux tsars. Certains sont abandonnés, à gauche nous longeons la chaîne du haut Atlas où de nombreux sommets sont encore enneigés.

Il fait très chaud 40°C dans la voiture. À midi nous stoppant dans les gorges du Dadès à l'ombre d'un énorme rocher. Après 10 km, la piste devient épouvantable et nous décidons de rebrousser chemin.

Nous décidons de prendre la route jusqu'à Erfoud. Les vallées sont très vertes et bien cultivées auprès des oueds. À 17 heures nous sommes dans les très belles gorges du Todra, où nous campons près de la source aux poissons sacrés.

 

Ouarzazate

Ouarzazate

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Route des 1000 chateaux

Route des 1000 chateaux

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Vallée du Todra et du Dades.

Vallée du Todra et du Dades.

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gorges du Todra

gorges du Todra

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Lundi 23 juin 1975 : nous quittons Meknes pour Moulay Idris que nous visitons à pieds, quelle merveille !

Puis, pendant deux heures nous déambulons dans Volubilis au milieu des ruines romaines et de magnifiques mosaïques malheureusement sans aucune protection.

Nous avons de la chance, il a plu et les mosaïques sont faciles à prendre en photo. Nous quittons ces splendeurs…

Puis nous prenons la route de Ceuta. Dans un restaurant nous sommes dérangés par d’affreux touristes français. Il va falloir se remettre dans la civilisation, le moral n’est pas terrible…

 Théoriquement si tout va bien, demain nous quittons l'Afrique et prenons le bateau pour l'Espagne et la France….

 

Volubilis

Volubilis

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Mardi 24 juin : notre entrée en Europe reste gravée dans ma mémoire, en effet l’entrée en Espagne s’est très mal passée. Alors que nous sortons les premiers du bateau, nous sommes de suite mis à l’écart…

Quand tout le monde est parti, 6 ou 7 douaniers nous font monter la voiture sur une fosse et commencent à enfoncer des tringles dans tous les trous du châssis. Quant ils voient la déchirure du châssis ressoudée, cette fois ils parlent de démonter complètement la voiture…

Nous sommes assis non loin de là et essayons de rester calmes…un français vient s’asseoir près de nous et commence à discuter…

En fait, c’était un douanier qui nous faisait parler… Au bout d’1/4 d’heure qui nous sembla très long, il se dirigea vers les douaniers affairés à vider notre 3CV et donna des ordres en Espagnol. Et la fouille s’arrêta. Mais certains douaniers montraient leur mécontentement car ils étaient persuadés qu’il y avait de la drogue cachée dans la voiture…

 

                                                FIN

Gibraltar

Gibraltar

Paris : pour rendre le carnet de passage en douane de la voiture et récupérer la caution de 5000F (énorme pour l'époque)

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fin du tour d'Afrique

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