M : La Centrafrique et le Cameroun

Publié par Bruno Henri

Page malencontreusement effacée , à refaire hélas

 

je recommence par les photos

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    Mardi 1 avril : Dans un village à une cinquantaine de kilomètres de la frontière nous trouvons deux suédoises. Leurs pieds dans un état épouvantable. Elles ne peuvent plus marcher. Malgré la surcharge, je prends quand même un de leurs sacs à dos. Nous devons le laisser à la mission protestante  de Mboki. Quelques kilomètres après, dans une descente très mauvaise, je casse la tige de pot de suspension gauche à cause de la surcharge. C’est la grosse panne. Si nous n’arrivons pas à réparer, la voiture restera là…
Il doit être à peu près 10 heures et j'avance tout doucement pour me mettre à l'ombre. La végétation est tellement dense qu'il n'est pas question de se garer et nous restons au milieu de la piste. De toute façon il n'y a aucune circulation. Nous n'avons pas vu une seule voiture depuis deux jours. À deux heures de l'après-midi, tout est fini le pot a été coupé, la tige cassée extraite, la sphère du bout de tige percée puis ressoudée avec nos deux batteries en séries. Le tout remonté. Je n'ai pas pu ressouder le couvercle de pot, les batteries ne sont plus assez chargées et la voiture roule donc très penchée sur la gauche. Je laisse les planches dans la brousse, pour décharger la voiture, de toutes façons, je crois que nous n'en aurons pas besoin. La voiture touche sans arrêt par terre, mais ça roule... Le travail a été dur, car la chaleur était pénible et surtout les mouches Tsé Té, filaires et autres n'ont pas arrêté de me déranger. Michelle et Cori ont dû rentrer dans la voiture pour se mettre à l'abri. Peter avait mis son survêtement et une moustiquaire sur la figure.
Nous roulons plus lentement et arrivons à Obo. Nous ne mettons que sept heures pour faire les quatre-vingt-dix-sept kilomètres entre la frontière et Obo !
 

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Jeudi 3 : après une bonne nuit près d’une petite rivière, nous reprenons la piste vers Zémio après avoir récupéré du courrier que les gens nous apportent. Nous continuons de jouer les facteurs. La mission évangélique nous apporte aussi deux lettres. 
     De temps en temps nous avons une vue dégagée sur des champs de termitières champignons avec de magnifiques papillons et de gens toujours aussi souriants et merveilleux nous accueillent dès que nous nous arrêtons.
Finalement la piste s'améliore un peu et nous arrivons à rouler à 50 km à l’heure. Il y a bien longtemps que cela ne nous était arrivé. Il faut dire que les réserves d’essence et de nourriture sont presque épuisés. 
Et nous sommes à Zémio plus tôt que prévu, vers 16 heures 30. Car il y a 10 « kil » de moins que sur la carte. En entrant dans le village, nous demandons le chef. Nous lui demandons s’il y a une gendarmerie, il nous répond que non et nous discutons avec lui, il connaît Libreville et Pointe Noire. Il a fait la guerre 40 et est parti de Libreville en bateau puis revenu par Pointe Noire. 
Nous reprenons la piste pour trouver un endroit où passer la nuit. Un civil nous arrête. Il n'est pas content du tout et pour cause, c'est le gendarme. Il nous ordonne de le suivre à la police. Nous y allons en voiture alors que lui, arrive à pied. La petite marche à pied qu’il vient de faire l’a rendu  très aimable et complètement changé. Mais tout y passe : « nom du Père, de la mère, avez-vous été condamné, décoré, quels services avez-vous fait et rendu à la nation française, etc.? » On perd encore une demi-heure. Puis le sous-préfet arrive et prend les numéros d’immatriculation des voitures.
    
    Pendant que Michelle commence à préparer le dîner, je fais le plein d’essence comme chaque soir… Je suis entrain de transvaser mon dernier jerrican de 20 litres… Quand le réservoir est plein il me reste 3 ou 4 litres… Si la piste ne s’améliore pas, je n’aurai pas assez d’essence pour les derniers 300 km jusqu’à Bangassou… « We will see », de toute façon il n’en manquera pas beaucoup… Et il y en aura toujours un qui pourra aller en chercher pour l’autre…

    Vendredi 4 : C’est en Centrafrique que nous récupérerons le plus de tampons sur nos passeports. Je viens de recompter sur le passeport : pas moins de sept…

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 Samedi 5 :  la piste s'améliore. A 12 heures 30 nous sommes à Bangassou. Il reste dans les réservoirs quelques litres d’essence. Nous aurons fait une moyenne de plus de 9.5 litres aux 100km.Nous ne perdons pas de temps ni à la gendarmerie ni à la douane et tout se passe très vite. Nous essayons d'avoir de l'essence, mais il faut attendre trois heures de l'après-midi qu’un camion arrive de Bangui. 

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Lundi 7 : Bangui. Après une bonne douche chaude, quel régal ! , nous nous payons un restaurant chinois. Nous prenons un bon whisky qui nous met en forme et nous régalons d'un bon repas qui se termine fort bruyamment et fort sympathiquement. Les gens se retournent un peu sur nous et voient que nous arrivons de fort loin et les discussions vont bon train…  

Mardi 8 avril: J’achète un coulommiers 600 francs CFA soit 12 francs français et du pain blanc bien frais. Dieu que c’est bon...

 Jeudi 10 : nous allons au marché et passons la matinée à admirer tous ces magnifiques légumes exotiques. Et nous y trouvons tous les légumes européens également. Les gens sont vraiment très gentils, très polis et très commerçants. 
 La République Centrafricaine s'étend sur 623.000 kilomètres carrés donc un peu plus grande la France et peuplée seulement de 1.640.000 habitants. C'est sans doute l'un des pays les plus pauvres d'Afrique. Seuls quelques diamants sont exportés.

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Bangui

Bangui

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    Vendredi 11 : nous passons encore la journée à traîner en ville et je ne sais pas  ni comment ni pourquoi le temps passe aussi vite. Il faut dire que nous sommes contents de discuter en Français. Cala faisait 6 mois que nous étions dans des pays anglophones. Peter et Cori étant Suisse Allemand nous parlions anglais entre nous. Il nous faut aussi aller à l'immigration pour nos passeports et obtenir les visas pour le Nigeria.
 Il fait vraiment chaud. Je nettoie un peu la voiture et arrange les fixations du réservoir d’essence qui est entrain de nous abandonner. Je change les serrures de portières qui sont complètement usées avec la poussière de piste et les vibrations de la tôle ondulée. 
    
Mardi 15 : La route est toujours aussi tranquille : deux où trois voitures par jour quelques camions, mais vraiment cette transversale africaine est plutôt très calme du point de vue circulation.

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Yaoundé

Yaoundé

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Douala : changement de boite de vitesse

Douala : changement de boite de vitesse

    Jeudi 1er mai : Founbam. Nous visitons la mosquée, de la tour nous avons une  très belle vue sur la ville. À la sortie de la mosquée, un petit garçon essaye de me vendre un petit sexe en bronze. Finalement je lui achète pour la modique somme de 50 francs CFA soit 1 franc français. Aujourd'hui il me sert encore de porte clé pour la voiture.
Nous visitons le musée du palais des sultans, nous y découvrons la dynastie des dix-sept sultans. Nous ne pouvons malheureusement pas voir le palais car le sultan du moment est assis devant avec des notables pour le deuil d'une de ses femmes. 
Nous allons au marché. Puis nous allons visiter le musée des artisans nous y trouvons de magnifiques bois sculptés, de belles portes avec des incrustations en cuivre et laiton, des tableaux de bois avec des scènes de chasse ainsi que des sièges de notable recouvert de perles de Chine. Le commentaire est un peu folklorique : « Un grand sultan de 2,60 m avait une  voix qui portait à plus de 15 km quand il était en colère, il sortait de la fumée de son nez et de sa bouche. Un des sultans avait même inventé une écriture »... 
 

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    Samedi 3 mai 1975 : Nous roulons vers le nord. J'ai juste le temps de réparer ma crevaison avant qu'une tornade nous surprenne. Nous dînons dans la voiture. 
Notons, qu’aujourd'hui les villages changent : les cases sont en terre, entourées de bambous tressés ou de mur de terre. Les femmes sont belles, de type arabe, elles ont les yeux maquillés. 
 Avant de nous coucher nous profitons de la pluie pour prendre la douche. Ce n'est pas très chaud.
Le Cameroun est peuplé à cette époque de 6 millions d’habitants pour 475 442 km². Il produit du cacao, du café et des bananes dans le sud. Le nord est semi désertique.
 

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Canne à sucre à gauche de la piste qui est pour une fois noire !

Canne à sucre à gauche de la piste qui est pour une fois noire !

Plantation de café

Plantation de café

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Peter n'a pas voulu suivre la déviation : encore 1 heure de galère pour sortir de ce trou car ses transmissions sont déboitées ...!

Peter n'a pas voulu suivre la déviation : encore 1 heure de galère pour sortir de ce trou car ses transmissions sont déboitées ...!

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Finalement il faudra que je le tire ...

Finalement il faudra que je le tire ...

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crevaison pour moi et mécanique pour Peter

crevaison pour moi et mécanique pour Peter

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Peter est furieux après les insectes qui nous attaquent !

Peter est furieux après les insectes qui nous attaquent !

Au campement ce soir , nous ne traînons pas dehors car nous sommes entourés de scorpions !

Au campement ce soir , nous ne traînons pas dehors car nous sommes entourés de scorpions !

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Lundi 5 : Nous déjeunons sous un arbre, mais quelle chaleur ! Le vent du nord est très chaud et sec ! La savane  est toujours arborée, les villages merveilleux. Leurs habitants nous font des grands bonjours. 
Ce soir  nous sommes au milieu des pitons volcaniques des Kapsiki au nord du Cameroun. 
A certains régimes je commence à entendre le vilebrequin. J'espère qu'il tiendra jusqu'en France... ça c’est la « tuile »…

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 Mardi 6 : la nuit fut chaude mais excellente grâce à la douche... Nous prenons la piste pour Mokolo. Certains passages sont très pierreux et la tôle ondulée de belle dimension. A Rhumsiki, nous admirons ces poussés volcaniques sorties de terre. Nous visitons le village. Il y a un très beau métier à tisser. 
Nous croisons un Anglais avec qui Peter discute. Nous essayons d’avoir des tuyaux pour l'essence au Nigeria. On ne peut trouver de l'essence qu’à Kano. 

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