Septembre 1970
Avec mon ami Philippe Fovet , tout juste sortis de l'ESP Ozanam de Lille en juin 1970 , nous débarquons à la mission Sante Marie.
Nous constatons très vite que le Révérend Père Pinus est un "sacré bonhomme" ! Sa mission est une vraie fourmilière ....
En plus du camp de réfugiés Biafrais, déjà une fourmilière à lui seul, il y a 3 ateliers de formations, plomberie, électricité et menuiserie.
et deux ateliers de productions, pour autofinancer les ateliers de formation :
un atelier de ferronnerie dont je dois m'occuper avec une huitaine de soudeurs et un peintre
et une menuiserie avec une trentaine d'ouvriers.
6 juillet 1967, c'était le début de la guerre du Biafra...
C'était il y a juste 50 ans ....entre 1 et 2 millions de morts principalement des enfants à cause de la famine , on disait plus jamais ... et 50 ans après, les enfants meurent de la guerre : au Soudan, Ruanda, Burundi, en Érythrée, au Yémen, en Syrie ...etc ... sans compter le travail des enfants dans les mines au Zaïre , en Bolivie et ailleurs....
Les premiers enfants (tous aussi maigres que sur la première photo) débarquèrent à la mission Sainte Marie de Libreville , à partir du 11 septembre 1968. Pendant 4 mois tout fut improvisé avec les moyens du bord.
Les photos qui suivent proviennent d'un prospectus édité par le Révérend père Pinus de la mission Sainte Marie de Libreville à la fin de 1969 pour récolter des fonds et pour montrer le chemin parcouru.
A gauche : Miss Glorieux qui tiendra d'une main de manager les staffs Gabonais et Biaffrais. Mais qui y laissera une part de sa santé !
Le Staff Biafrais avec à gauche le Père Pinus qui laissera une part de sa santé car il dormira très peu pendant les 6 premiers mois.
A l'époque, Daniel a fait plusieurs allers et retours en avion vers la Biafra, depuis Libreville pour envoyer des vivres à l'aller et ramener des enfants au retour. Quand il prenait les enfants pour les porter dans l'avion, il avait peur de les prendre tellement ils étaient maigres et faibles !
Proverbe africain
Si tu veux aller vite, marche seul. Si tu veux aller loin, marche avec les autres.
Nous savions qu'en quittant l'Ouganda , nous aurions 1500 km à faire sans trouver d'essence.
Ni aucun secours mécanique .... Nous décidons de partir à 2 voitures . Chacun assurant les réparations de sa voiture...
Ce fut la partie la plus dur du voyage car nous avons eu beaucoup de casse sur ce parcours du sud Soudan et de la Centrafrique.
Je viens de remettre les photos dans le Soudan, la Centrafrique , le Cameroun et suis sur l'Algérie
130 litres d'essence dans chaque 2CV , nous arriverons au bout des 1500 km avec quelques litres d'essence dans nos réservoirs











































